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Liens vers autres
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Bien que beaucoup d'espèces d'oiseaux autour de nous soient résidentes, et qu'on les voit chaque mois, un certain nombre sont migratrices. Vous avez tous vu les hirondelles, dont quelques espèces résidentes nichent sur des maisons ou d'autres bâtiments. Les plus nombreuses des hirondelles sont les Hirondelles de cheminée qui nichent en Europe. On sait bien qu'elles quittent l'Europe en hiver, dès le mois d'octobre, quand il fait très froid et que les insectes qu'elles mangent deviennent difficiles à trouver. Mais comment savoir où elles vont ? La réponse des ornithologues (biologistes qui étudient les oiseaux) est de marquer un grand nombre de ces oiseaux avec une petite bague métallique sur la patte. Les oiseaux peuvent être capturés de diverses façons sans être blessés, ou bien bagués, jeunes, quand ils sont encore au nid. Avant de les relâcher, le bagueur (un ornithologiste spécialisé dans l'étude de la migration) prend note de leur âge, sexe et lieu et date de baguage. | ||||||||||
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La bague porte l'adresse du bureau de baguage concerné, et un numéro individuel. L'oiseau devient un individu reconnaissable, comme un humain avec sa carte d'identité. Dans la plupart des pays européens, on trouve un centre de baguage - en France les bagues portent l'adresse du Muséum National à Paris. En Afrique ces études sont moins répandues, et au Congo par exemple, nous utilisons les bagues du Musée de Nairobi, au Kenya. Si l'oiseau est retrouvé, et la bague ou les détails de la reprise envoyés au centre concerné, il est possible de déterminer le déplacement de cet individu. Par exemple, une Sterne pierregarin trouvée morte sur la plage à Pointe-Noire, Congo, le 2 octobre portait une bague du centre de baguage de Pretoria, Afrique du Sud. L'information donnée par le bagueur montre que cet oiseau a été bagué au Cap le 25 septembre - 13 ans plus tôt ! Donc le baguage nous donne la possibilité d'étudier la longévité des oiseaux sauvages, en même temps que leurs migrations. Nous avons nous-mêmes connu des cas où des oiseaux résidant en Afrique et que nous avons bagués ont survécu presque 20 ans. Dans les pays du projet ECOFAC nous avons déjà quelques centaines de reprises d'oiseaux bagués en Europe. Les sternes, qui sont trouvées mortes ou capturées sur la côte entre le Cameroun et le Zaïre en grand nombre, viennent de l'Europe du nord, des Iles Britanniques jusqu'à la Russie. Les Hirondelles de
cheminée trouvées au Congo et dans les pays
voisins ont leurs origines plutôt en Europe centrale,
Belgique, Allemagne et Tchékoslovaquie en
particulier. La plupart des hirondelles sont
capturées en Afrique en novembre et décembre,
quand elles passent en grand nombre à travers
l'Afrique. |
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Il est particulièrement intéressant que les hirondelles d'origine occidentale (des Iles Britanniques), de même que celles de Russie se rencontrent en hiver en Afrique du Sud. Néanmoins, chaque population retourne dans sa région, souvent à la même maison chaque année. C'est seulement quand on bague les oiseaux qu'une telle information peut être obtenue. Les résultats du baguage restent très faibles pour la plupart des espèces, parce que l'étendue de l'Afrique fait qu'on ne retrouve pas la plupart des oiseaux qui meurent. Même quand quelqu'un trouve une bague (par exemple sur un oiseau tué ou capturé) il ne sait pas toujours quoi en faire. Mais la réponse est simple. Si vous trouvez un oiseau avec une bague, notez bien l'adresse inscrite sur la bague et le numéro avant de le relâcher. Envoyez l'information (avec la bague, si l'oiseau est mort), y compris la date et le lieu de découverte, au bureau le plus proche du Département des Eaux et Forêts. Les agents peuvent contacter le centre de baguage responsable via le projet ECOFAC, et obtenir les détails d'où et quand l'oiseau a été bagué; ils seront envoyés à ceux qui ont signalé la reprise. Les observations les plus intéressantes peuvent être le sujet d'un article de temps en temps dans Canopée. Nous espérons que parmi nos lecteurs, quelques-uns peuvent nous aider à mieux comprendre les migrations de nos oiseaux en Afrique.
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R. J. Dowsett ECOFAC |