|
|
| ||
|
|
|
|
|
| ||||||
|
Liens vers autres
|
Canopée est désormais publié en couleurs. Pourquoi un tel changement ? Il s'est agi de donner un nouvel élan à notre publication alors que le programme ECOFAC a démarré, depuis le 1er janvier 1997, une nouvelle phase de quatre ans. Par cette nouvelle présentation, nous espérons attirer l'oeil de ceux qui, auparavant, ne jugeaient pas toujours utile de s'intéresser aux questions liées à l'environnement. Car plus que jamais, il devient nécessaire que nous soyons conscients des atteintes que nous portons à notre planète. Les prélèvements sur les ressources naturelles, au cours du siècle qui s'achève, se sont multipliés, sans que l'on ne se pose la question des conséquences que cela peut impliquer. On commence tout doucement à réaliser que celles-ci peuvent être dramatiques. Quoi qu'il en soit, et dans quelque hémisphère qu'on se trouve, la conservation affronte un terrible constat : ce n'est que quand une ressource a disparu, que l'on réalise sa valeur. Nous souhaitons qu'il n'en soit pas ainsi pour les éléphants, ou les tortues marines, auxquels ce numéro consacre quelques pages. Dans quelques semaines se tiendra à Harare une réunion CITES où sera proposé le déclassement de l'éléphant de l'annexe 1 à l'annexe 2. Il est désormais admis que le moratoire sur le commerce de l'ivoire n'a pas permis d'enrayer le braconnage des éléphants. Le Botswana, la Namibie et le Zimbabwe réclament, à juste titre, les fruits de l'exploitation rationnelle de leur ressource faune à travers le commerce de produits de l'éléphant. Cette possibilité effraie ceux qui connaissent, en Afrique centrale, l'insuffisance des capacités de contrôle, et les effets négatifs que pourrait avoir une reprise du commerce licite, même circonscrite à l'Afrique australe, pour les populations d'éléphants d'Afrique centrale. Peut-on prendre le
risque de laisser l'irréversible se produire ? | ||||||
|
| |||||||