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Prochainement, sera discuté
à Harare le déclassement de
l'éléphant de l'annexe 1 à l'annexe
2. |
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Liens vers autres
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Le moratoire sur l'ivoire décidé en 1990 a eu pour effet la chute du prix de l'ivoire, et une diminution du braconnage de l'éléphant en Afrique. Mais ce répit accordé aux pachydermes ne fut que de courte durée. On constate depuis deux ans, en Afrique centrale, une remontée du prix de l'ivoire, et une recrudescence du braconnage. Vraisemblablement les commerçants sont parvenus après quelques années, en déjouant les contrôles aux frontières, à recréer des circuits de commercialisation et par delà une offre, orientée vers une demande qui, malheureusement pour l'éléphant, subsiste. Pour qui connaît l'Afrique centrale, il est indéniable que le moratoire a stoppé le commerce de l'ivoire en direction de l'Europe et de l'Amérique, continents ayant les moyens d'effectuer des contrôles, et révélé une volonté d'intervenir pour enrayer le braconnage, et ce faisant, la disparition des éléphants. En revanche, le
résultat apparaît nettement plus mitigé
pour le commerce exercé localement en Afrique
centrale, de par de faibles capacités
institutionnelles de contrôles, et une demande
liée essentiellement à la présence
d'une population expatriée. | ||||||
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![]() Il apparaît aussi mitigé en ce qui concerne des pays insensibles au message sur la nécessaire protection de l'éléphant. En Asie et au Moyen-Orient, l'ivoire occupe une place économique et culturelle importante par la fabrication d'objets tels que les hanko (tampons personnalisés), les bijoux et autres articles d'ivoire sculpté. D'après des données publiées par Environnemental Investigation Agency (Living proofs), une petite entreprise employant seulement 8 personnes en 1989 à Dubai, fabriquant des bijoux et des tampons, utilisait les défenses de 300 éléphants par semaine ! Les informations communiquées par l'organisation non gouvernementale TRAFFIC (T. Milliken - Pachyderm n°22), indiquent que les opérations commanditées et à destination de l'Asie augmentent, avec un système de pré-transformation au départ de l'Afrique centrale. Un réseau d'expédition de tampons semi-travaillés a été démantelé au départ du Gabon à destination de la Corée, avec des colis expédiés par la poste! Avant le moratoire, deux opérations de ce type avaient été recensées. Il semblerait que ce type d'action soit maintenant identifié dans 12 pays. Et il est bien plus difficile de combattre un commerce illégal d'ivoire sous forme de petites pièces que sous forme de défenses. TRAFFIC, qui enregistre les stocks d'ivoire détenus par différents pays, stocks résultant soit de prélèvements contrôlés comme au Zimbabwe, soit de saisies, estime à 500 tonnes l'ivoire stocké en Afrique, le Kenya et la Zambie ayant brûlé les leurs. TRAFFIC constate que les Etats d'Afrique centrale disposent de peu de données, et de stocks faiblement contrôlés. Il semble que la majorité de l'ivoire détenu par ces pays soit écoulée sur le marché local. Le maintien de l'éléphant en annexe 1 est une nécessité, afin d'éviter le retour à une situation qui pourrait être, cette fois, fatale à l'espèce. Car il ne faut pas se leurrer, un commerce de l'ivoire «légal» sonnera le glas de l'éléphant en Afrique centrale du fait de la faible capacité des pays de la sous-région à protéger leurs éléphants, et à exercer des contrôles. Sous forme de stock
à vendre, qu'est-ce qui ressemble le plus à
une défense d'éléphant du Zimbabwe
qu'une défense d'éléphant du Congo
?
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