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Le
marché de l'ivoire, toléré
à Brazzaville, est approvisionné par
le braconnage.
Selon le
témoignage des commerçants, l'ivoire
vendu à Brazzaville provient du Zaïre
et de l'intérieur du Congo. L'argument
d'anciens stocks en mévente est souvent
fourni, «légalisant» à
travers force documents administratifs qui
n'abusent personne, la présence de cet
ivoire.
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Ivoire
travaillé
en vente à Brazzaville
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L'accès à
Brazzaville est facilité par le fleuve
Congo. Quelle que soit leur provenance, les
approvisionnements répondent toujours
à la demande du marché de
Brazzaville. Aussi longtemps que sera
autorisé le commerce de l'ivoire
travaillé dans les villes africaines, le
braconnage pour l'ivoire persistera.
Le projet
Nouabale-Ndoki au Congo a cherché à
comprendre comment s'organisait la vente de
l'ivoire travaillé au Congo. Pour ce faire,
un suivi a été réalisé
auprès de quatre vendeurs d'ivoire,
d'août 1994 à août 1995, sur un
marché d'objets d'art de la capitale
congolaise, afin d'obtenir les informations
suivantes : la provenance de l'ivoire, la
clientèle, le prix moyen du kilogramme
d'ivoire sculpté, les quantités
commercialisées.
Après
un an d'observation, l'étude a
révélé que les clients sont
essentiellement des étrangers, les Congolais
s'intéressant assez peu à l'ivoire du
fait de son coût et de la diminution de leur
pouvoir d'achat. Les acheteurs d'ivoire sont
souvent des individus ayant l'assurance d'acheminer
les objets sans contrôle douanier, notamment
par le biais de valise diplomatique.
L'étude démontre
qu'en une année, les quatre vendeurs ont
écoulé 822 kg d'ivoire
travaillé.
Données extraites du rapport
de Madzou Yves
Constant et
Moukassa Antoine,
WCS-Projet Nouabale Ndoki.
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