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Liens vers autres
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Les formations proposées tentent avant tout de répondre à des besoins identifiés dans et par les composantes. Elles sont conçues dans une optique aménagiste et vont permettre de récolter un nombre important de données tant sociales que scientifiques nécessaires à la réalisation des plans d'aménagement et de gestion. L'ensemble de ces données sera donc utilisé pour une formation pratique en aménagement-gestion d'aire protégée qui sera en quelque sorte la clé de voûte de l'ensemble des modules et qui donnera tout son sens et une unité aux différentes formations dispensées. Basés sur le principe de la formation par objectifs, les modules respectent tous le souci de rester pratiques et de former des gens de terrain. Le volet formation n'a pas comme ambition de se substituer aux écoles et universités de la région. Il se veut un outil permettant de rafraîchir les connaissances acquises et de les appliquer dans des conditions de terrain. Il doit également permettre une mise à jour des nouvelles méthodes et stratégies dans certains domaines. Les formations sont
essentiellement destinées aux directeurs et
conservateurs d'aires protégées. En effet, une
école de gardes et un centre de recyclage et de
formation pour les agents d'exécution se met en place
à Bayanga. ECOFAC et WWF travailleront donc en
complémentarité pour la formation de leurs
agents et cadres. | |||||||||
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La formation par objectifsEn l'absence de termes de références précis pour les gestionnaires d'aires protégées, dont les attributions varient d'un pays de la sous-région à l'autre, c'est, dans un premier temps, leur profil (entendre l'ensemble des tâches à accomplir) qui a été défini. Par la suite, on a déterminé les connaissances nécessaires pour leur accomplissement. Sur cette base, un programme de formation pratique a alors été proposé. Pour chaque module de formation, des objectifs très clairs ont été identifiés.
Les différentes formations proposéesLes formations s'adressent essentiellement, pour le moment, aux directeurs nationaux, conservateurs et chefs de volet. Elles portent sur les thèmes suivants : vulgarisation et méthode accélérée de recherche participative (MARP) exploratoire et thématique, comptabilité et gestion, gestion du personnel, topographie, inventaire faune, phénologie, droit et législation, suivi de patrouille, TP et constructions, cartographie, conservation. Certaines formations
comme la MARP ou les inventaires faunes ont également
pour objectif l'utilisation d'outils communs aux autres
projets (WWF, WCS) afin de pouvoir comparer les
résultats et impacts de différentes actions de
conservation. |
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Les moyens mis à disposition
Les formateurs identifiés l'ont été sur base de leur expérience de terrain. Certains viennent d'autres pays d'Afrique centrale (RCA, Congo, Gabon) ce qui garantit un échange d'expériences bénéfique pour tous. |
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La sensibilisationLa sensibilisation est une des activités les plus importantes des projets de conservation. En effet, ceux-ci sont en général mal perçus par les populations car ils limitent leurs activités sans leur apporter les avantages qu'elles escomptent. Il est donc impératif d'entamer rapidement un dialogue sincère avec les populations afin d'identifier les principaux problèmes de la zone et de voir dans quelle mesure le projet peut y apporter une solution ou son appui. La MARP a été identifiée comme une technique pouvant être appliquée dans les différentes composantes et permettant d'établir ce dialogue et des liens de confiance. C'est un processus intensif, itératif (qui permet et demande la révision éventuelle des hypothèses de départ) et rapide d'apprentissage, orienté vers la connaissance des situations villageoises. Elle s'appuie essentiellement sur de petites équipes multidisciplinaires qui utilisent une variété d'outils et techniques choisis pour permettre une meilleure connaissance des situations rurales. Un accent particulier est mis sur la valorisation des connaissances et savoirs des populations et leur combinaison avec la connaissance scientifique moderne. Deux types de MARP seront dans un premier temps utilisés par ECOFAC : l'exploratoire et la thématique. La MARP exploratoire a comme objectif la collecte d'informations sur un problème général tout en mettant l'accent sur les problèmes prioritaires. Elle permet la formulation d'hypothèses préliminaires pouvant guider les recherches ultérieures. La MARP thématique a comme objectif d'approfondir la connaissance sur un thème spécifique identifié à partir d'une MARP exploratoire. Elle permet aussi de formuler des hypothèses spécifiques avec des recommandations à mettre en oeuvre. Lorsque ce travail sera réalisé, la formation se poursuivra avec la MARP évaluative qui permet la révision des hypothèses de départ et éventuellement un réajustement du programme. La MARP de planification implique les populations dans la planification ou le réajustement des actions qui les concernent. Le centre de Somalomo se veut un outil concret et pratique au service de la conservation. Il a pour vocation de permettre des remises à niveau pratiques des gestionnaires d'aires protégées, mais également de permettre des compléments de formation axés sur les spécificités des écosystèmes forestiers. Il demeure ouvert à tous les projets, dans la mesure des places disponibles. Il tente de
développer la collaboration entre différents
projets et d'être, à travers la formation, un
centre régional d'informations et d'échanges
d'expériences en matière de conservation pour
l'Afrique centrale. |
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Alain Daumerie chargé de volet formation ECOFAC |