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Spécial réserve du Dja
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Liens vers autres
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Les études botaniques réalisées dans les différentes régions du Dja au sud-est du Cameroun (2'50-3'30 N et 12'20-13'40 E) ont porté sur la diversité des espèces ligneuses et sur la structure spatiale des différents peuplements. Une évaluation de la dynamique interne des forêts a été faite sur base des mesures d'accroissement annuel des diamètres et de suivi de la mortalité des arbres. Les données de base ont été obtenues à partir de deux types d'inventaire:
Au total 372 espèces à dbh > 10 cm ont été recensées sur 22,5 ha. Le nombre d'espèces par inventaire de 2,5 ha varie de 163 à 196. Ces valeurs sont relativement élevées comparées à celles obtenues par les mêmes méthodes d'inventaire au Gabon, au Congo, et en République centrafricaine. Pour ce qui concerne
les inventaires de 25 ha, 166 espèces à dbh
> 70 cm appartenant à 40 familles ont
été recensées sur 225 ha de
forêt. Parmi ces espèces, certaines n'ont pas
de représentants dans les classes de diamètre
inférieures: Afzelia africana, Breviea leptosperma,
Celtis mildbraedii, Entandrophragma utile, Khaya anthotheca,
Pachyelasma tessmantiii, Parinari hypochrysea, Parkia
filicoidea et Tessmannia anomala. Le nombre d'espèces
par inventaire de 25 ha varie entre 58-88. Le nombre
d'espèces par hectare dans les forêts
hétérogènes typiques varie entre
108-138. | ||||||||
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Cinquante huit espèces forment le fond floristique de la zone d'étude: Polyalthia suaveolens, Tabernaemontana crassa, Santiria trimera, Petersianthus macrocarpus, Pentaclethra macrophylla, Anonidium mannii, etc. Ces espèces sont présentes dans tous les inventaires.
Nous avons noté une prédominance des Euphorbiaceae et Rubiaceae qui sont représentées respectivement par 12,6 et 7,5% de toutes les espèces présentes. Cette prépondérance a été déjà signalée dans d'autres forêts en Afrique. Dans le cas du Dja, l'importance des Euphorbiaceae s'observe également au niveau de l'abondance où 18% des espèces appartiennent à cette famille; les Olacaceae suivent en seconde position avec 7,26 %. Cette importance de Euphorbiaceae est également observée au niveau de la surface terrière. On pourrait, sur base de ces critères, appeler cette phytocénose "forêt à Euphorbiaceae ". Au niveau des
forêts de terre ferme, on distingue les forêts
hétérogènes sans dominance
particulière d'une espèce et les forêts
à dominance de Gilbertiodendron dewevrei. Ces
derniers types de forêt sont
caractérisés par leur faible
diversité. |
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Au sein des forêts hétérogènes typiques, nous avons distingué, sur base physionomique :
Dans ces trois différents faciès de forêt, la diversité est élevée comme en témoignent les valeurs de l'indice de Shannon (5,24-6,07 bits) et celles de l'indice de Simpson (0,017-0,031). La distribution d'abondance spécifique dans les différents inventaires et les différents groupements forestiers s'ajuste aux modèles de Motomura et de Pareto et les valeurs du coefficient de détermination (R2) sont toutes supérieures à 0,75. La répartition des arbres en classes de diamètre dans les différents inventaires et les groupements forestiers s'ajuste aux fonctions exponentielle et hyperbolique, mais ces ajustements sous-estiment les petits diamètres. Les forêts étudiées ont un coefficient d'équilibre qui est d'environ 60 %, ce qui indique une prédominance des espèces à structure équilibrée. Le modèle de distribution des espèces varie en fonction de la superficie d'observation. Il est grégaire pour les superficies de 500 m2, aléatoire pour des superficies comprises entre 500 et 2000 m2, au -delà de 2000 m2, le modèle devient surdispersé. La densité des arbres dans les différents inventaires varie entre 368-645 tiges/ha, et reste dans le même ordre de grandeur généralement obtenu en Afrique tropicale. La surface terrière varie également dans le même sens. Par contre, les différentes valeurs du diamètre de l'arbre moyen restent groupées et comprises entre 26-30 cm. La répartition de la surface terrière en classes de diamètre suit une courbe décroissante, avec un maximum dans les premières classes de diamètre. L'accroissement annuel moyen du diamètre est significativement différent entre les classes de diamètre (p = 0,049; ddl = 5). Cet accroissement passe par un maximum qui est situé au niveau de la classe de diamètre 55 cm. L'accroissement annuel du diamètre est très variable entre les individus d'une même espèce et appartenant à la même classe de diamètre. Les groupements ont un taux de mortalité qui varie entre 0,5-0,8 %. Ces valeurs paraissent faibles par rapport à 1-2 % généralement signalées. L'analyse des groupes phytogéographiques montre une prépondérance de l'élément base guinéen et une faible proportion des espèces à large distribution.
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Bonaventure Sonke chercheur ECOFAC résumé de la thèse doctorale "études floristiques et structurales de la réserve de faune du Dja" soutenue en avril 1998 - encadrée par Pr J. Lejoly - ULB
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