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Ecotourisme en Afrique
centrale
L'importance de
produits d'appel pour
développer le tourisme en Afrique
centrale
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(Article
paru dans Canopée
n° 13
- Janvier 1999)
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Il
importe de proposer à la clientèle ce qu'elle
veut voir en Afrique centrale et qui fait la
spécificité de la sous-région : les
grands singes !
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Liens vers autres
articles corrélatifs :

Le
camp de Mboko,
dans le
parc national d'Odzala
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En Afrique centrale
l'allocation des ressources s'effectue rarement au
bénéfice de la conservation. De nombreuses
aires protégées ne le sont que sur cartes; les
plus chanceuses bénéficient de l'appui
financier et technique de bailleurs de fonds.
Les Etats d'Afrique
centrale ont presque tous ratifié la convention sur
la diversité biologique, adhérant à sa
nécessaire conservation.
Mais comment la
financer ?
L'industrie
touristique est la première activité
économique mondiale. Cepen-dant, l'Afrique reste une
destination marginale par rapport au reste du monde, et le
tourisme en Afrique ne concerne que quelques
pays.
L'augmentation d'une
demande de la clientèle pour la découverte de
destinations liées à un tourisme de nature, et
de valeurs culturelles différentes devrait placer
l'Afrique centrale en bonne position pour devenir une
nouvelle destination.
Cet espoir se heurte
actuellement à plusieurs contraintes :
- La destination
Afrique centrale est inconnue des professionnels du
voyage et du grand public : cette région ne
bénéficie pas d'une image qui faciliterait
sa commercialisation; par ailleurs, très peu de
publicité est réalisé pour les
quelques produits existants.
- L'Afrique
centrale pâtit d'une réputation
négative en termes de
sécurité.
- Le coût de
la destination reste très élevé
comparativement à d'autres destinations: billet,
visa, hébergement, transferts, etc.
- L'absence d'une
tradition de l'accueil, la faiblesse des prestations
d'encadrement, le manque d'expérience des attentes
de la clientèle (en comparaison avec l'Afrique
australe ou de l'est) constituent de réelles
faiblesses pour attirer un tourisme
international.
- Les
capacités d'accueil ainsi que la logistique
à l'intérieur des pays sont
limitées.
- Enfin, la
forêt tropicale, milieu fermé, induit un
tourisme d'affût, synonyme de faible
capacité de groupes.
Ces
différentes contraintes expliquent en partie que
très peu d'expériences rentables de tourisme
aient été développées en Afrique
centrale.
Pourtant, la
démonstration a été faite qu'il existe
une demande inélastique pour certains produits
uniques ou exceptionnels. Pour ces produits là, on
constate aussi une acceptation de payer un montant
élevé pour accéder au
produit.
Cette
démonstration a été faite par le
tourisme de vision de gorilles de montagne. Celui-ci fait
l'objet d'une demande énorme qui, depuis les
années 1980, n'a jamais faibli.
Durant des
années, le tourisme de vision de gorilles a
rapporté des montants considérables en devises
à des pays comme la République
démocratique du Congo (RDC), le Rwanda et l'Ouganda.
On peut même affirmer que le développement du
tourisme au Rwanda a été supporté par
le tourisme aux gorilles qui a joué le rôle de
produit d'appel. Après les gorilles, les touristes
visitaient les autres sites comme le parc national de
l'Akagera.
Les chiffres sont
éloquents : en 1989, dans le parc national des
volcans au Rwanda, c'est un million de US$ (±550
millions de FCFA) qui était
généré par le tourisme aux gorilles. En
1990, c'est plus de 500.000 US $ qui étaient
générés par les 5974 visiteurs
enregistrés cette année-là dans le
secteur sud du parc national des Virunga où trois
familles de gorilles étaient habituées (C.
Aveling, pers. comm.).
Depuis, avec les
conflits qui ont secoué le Rwanda et la RDC, le seul
site à offrir la vision de gorilles est la
forêt de Bwindi qui a lui seul ne peut suffire
à la demande et s'inquiète de la pression dont
il fait l'objet. Il faut actuellement réserver
pratiquement une année à l'avance pour voir
les gorilles à Bwindi. 6500 visiteurs ont
été enregistrés en 1995 (T. Butynski
& J. Kalina 1998). Outre le fait de drainer des
quantités considérables de visiteurs, les
gorilles ont pour caractéristique d'être des
"produits" à forte valeur ajoutée, pour
lesquels on accepte de payer un montant relativement
élevé (prix des permis de visite entre 150 et
200 US$), même parmi les catégories de
visiteurs peu aisés : dans le parc national des
Virunga au Zaïre, en 1989 et 1990, 60% du revenu des
permis provenaient de la catégorie "overlanders" (C.
Aveling, comm. pers).
S'il existe un seul
exemple de développement touristique réussi,
à la fois rentable et générateur de
revenus pour la conservation en Afrique centrale, c'est
celui du tourisme de gorilles de montagne. Il est difficile
de ne pas en tenir compte dans les programmes de
développement touristique à mettre en place
dans les autres pays d'Afrique centrale.
Valoriser des
produits uniques, spécifiques à l'Afrique
centrale, constitue la seule façon de mettre en
adéquation les coûts d'exploitation et la
capacité de charge, et de maintenir une demande
relativement constante.
C'est aussi la seule
option pour générer des revenus pour la
conservation.
Car c'est bien
là l'originalité de la démarche de
cette partie du continent : ce sont souvent les actions de
conservation qui créent l'activité
touristique. Cela constitue un atout à mettre en
évidence pour en assurer la promotion.
Avec comme objectif
le financement partiel des coûts de conservation d'une
aire protégée et des retombées
concrètes pour les populations, ECOFAC a retenu
l'option de valoriser des sites avec un potentiel
exceptionnel, notamment par leur capacité à
garantir des observations de bonne qualité
d'espèces animales-phares.
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L'espèce-phare
la plus évidente :
LE
GORILLE
Le gorille est
l'animal africain mythique par excellence mais il est
probable que d'autres grands singes, comme les
chimpanzés ou les mandrills, peuvent être
valorisés dans le cadre d'une habituation ou d'un
suivi quotidien. ì
La trop forte
pression de la demande touristique sur les populations de
gorilles de montagne en Ouganda inquiète les
primatologues.
Pourquoi ne pas
réorienter cette demande vers un tourisme de vision
de gorilles de plaine ?
Depuis fin 1996, une
famille de gorilles est habituée à Lossi, au
Congo (voir l'article page 18). Seuls les troubles
politiques qui ont agité le pays depuis 1997 ont
empêché la commercialisation de ce
produit.
En
Guinée-Equatoriale, des familles sont
régulièrement suivies : si l'on ne peut pour
l'instant parler d'habituation, la densité de
gorilles dans la zone où se pratique l'habituation a
permis à tous les visiteurs qui ont
séjourné deux nuits dans le parc de Monte Alen
en juillet et août 1998 (30 personnes en moyenne par
semaine) d'observer, dans de très bonnes conditions,
des gorilles.
D'autres
espèces animales médiatiques :
LES
TORTUES MARINES
Parmi les autres
espèces susceptibles d'être valorisées
vivantes figurent les tortues marines. Bien que leur
disponibilité soit limitée dans le temps (la
période de ponte entre septembre et février),
elles offrent l'avantage d'être facilement
localisables (en bord de mer), dans un environnement
aisé à parcourir (entre le sable et la
forêt à marantacées, on n'hésite
pas une seconde). En outre, une fois la tortue
trouvée, elle s'observe en général
longuement, la vitesse de fuite de la tortue restant
nettement inférieure à celle du gorille
chargeant !!É
La valorisation des
tortues marines pour le développement touristique a
été retenue pour São
Tomé.
On ajoutera en outre
que la valorisation d'une espèce animale doit pouvoir
favoriser sa protection en sensibilisant :
- l'administration
qui voit en elle une espèce qui lui rapporte, et
donc à préserver;
- les populations
locales qui doivent pouvoir bénéficier de
retombées concrètes et percevoir l'animal
vivant plus rentable que mort;
- le grand
public.
Les options d'ECOFAC
dans les sites où il a développé le
tourisme
Au
Congo, dans le parc national d'Odzala
Celui-ci offre un
potentiel unique par la présence de salines au
cÏur de la forêt, dans lesquelles les animaux se
présentent et cohabitent spontanément pour se
procurer sels minéraux et espèces
végétales particulières.
C'est pour l'instant
le seul endroit connu au monde où on peut observer
côte à côte, pendant parfois des heures,
éléphants, gorilles, sitatungas, buffles,
potamochères, hylochères etc.
Hormis son potentiel
exceptionnel, Odzala rassemblait peu d'atouts : un site
très enclavé (il fallait en 1997 deux
journées de véhicule 4x4 depuis Brazzaville
pour y accéder), pas d'infrastructures d'accueil ni
à Odzala, ni entre Odzala et Brazzaville, pas de
produit touristique existant. Pourtant, au cours de
l'année 1996, tous ces désavantages allaient
disparaître progressivement. ECOFAC ayant
aménagé une piste d'aviation à Odzala,
par un système de subvention, réussit à
mettre en place une rotation aérienne tous les quinze
jours. La zone était tellement enclavée que
cette liaison aérienne connut un succès
inespéré, au point que le transporteur, au
bout de six mois, en faisait une rotation hebdomadaire.
Dès lors, les problèmes d'accès au site
depuis la capitale étaient résolus.
L'aménagement
de la rivière, seule voie de communication vers les
salines au nord du parc, fut entrepris. Travail de longue
haleine, il permit, une fois achevé, de rejoindre
Ekania en neuf heures de pirogue motorisée. Bien
qu'un peu long, ce mode de déplacement a l'avan tage
de ne pas être fatiguant, de permettre l'observation
des différents paysages ainsi que de la faune venant
s'abreuver.
La mise en place
d'une logistique d'accueil, valorisant des
compétences et matériaux locaux, s'effectua au
cours de l'année 1996. Plusieurs camps furent
construits pour une capacité maximale de seize
personnes pouvant séjourner en même temps dans
le parc.
Parallèlement,
des affiches, des dépliants, un film documentaire
étaient produits pour la promotion du
site.
L'excursion dans le
nord du parc national d'Odzala pour voir les incroyables
salines, peut être complétée par des
produits situés en dehors de l'aire
protégée comme les gorilles habitués
à Lossi (voir article page 15) ou des
activités traditionnelles proposées par le
village.
Une étude
économique fut réalisée pour, sur base
des coûts de fonctionnement et des investissements,
déterminer un tarif journalier autorisant des
retombées importantes pour la
conservation.
Les chiffres furent
basés sur un taux de remplissage de 75%, dix mois par
an, soit 480 visiteurs effectuant chacun une visite d'une
semaine (soit 3360 nuitées). Durant
l'été 1996, alors que les infrastructures
d'accueil étaient en construction, qu'aucune
publicité n'avait été faite pour le
site, une cinquantaine de visiteurs
séjournèrent dans le parc !
L'été
1997 fut attendu avec impatience : la guerre au Congo (juin
1997) ruina nos espoirs.
Depuis cette date,
grâce à l'aide des autorités gabonaises,
ECOFAC maintient ce qu'il a mis en place à Odzala en
attendant de pouvoir y accueillir une clientèle
internationale. Pour cela, il est impératif que la
situation politique se stabilise au Congo.
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Un
relief tourmenté
pour les amateurs
de randonnée
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São
Tomé est un archipel unique de par sa
diversité
Jamais
rattachée au continent, l'île, ainsi que celle
de Principe, bénéficie d'un taux
d'endémicité remarquable. Peu d'espèces
de mammifères sont présentes sur l'île.
Le développement du tourisme a été
basé sur l'ornithologie (26 espèces d'oiseaux
endémiques), la découverte de la forêt
tropicale (notamment de sa flore avec de nombreuses
orchidées et bégonias), et le trekking (un
relief volcanique propose des paysages
magnifiques).
L'investissement
d'ECOFAC a surtout consisté en la réalisation
de circuits pédestres, et en l'encadrement de
guides.
Un volet conservation
des tortues marines lancé il y a deux ans propose,
durant la période de ponte, l'observation, la nuit
sur la plage, de tortues venant pondre. Des parrainages de
tortues ont aussi été proposés aux
visiteurs fin 1998. Ces opérations ont
remporté un vif succès et ont
démontré le caractère médiatique
des tortues marines. Celles-ci étant fortement
menacées à São Tomé, un tourisme
de vision basé sur les chéloniens est à
poursuivre.
En
Guinée-Equatoriale
Dans le parc national
de Monte Alen, le programme ECOFAC a investi dans des
infrastructures d'accueil, dans l'encadrement de guides et
la mise au point de circuits de visite. Ceux-ci proposent
une découverte de l'écosystème
"forêt tropicale".
A l'heure actuelle,
l'hôtel couvre, avec ses recettes, ses frais de
fonctionnement. Ses bénéfices ont permis la
construction de quatre écoles dans les villages
environnants. Des gîtes ont été
installés en forêt, à Essamalan et Lac
Atoc, de façon à permettre en quatre jours une
traversée sud-nord du parc. Le confort de
l'hôtel, de retour au quartier général
du parc est très apprécié après
trois nuits assez spartiates et un parcours très
sportif en forêt.
Afin de
répondre à une demande internationale, le
secteur sud du parc, dans la zone d'Essamalan, a fait
l'objet de prospections en 1997 et été retenu
comme site pour un tourisme aux gorilles.
Un des atouts de
Monte Alen est son accessibilité : à 1h30 de
route de Bata, deuxième ville du pays,
équipée d'un aéroport, le transfert
entre l'aéroport et le parc est facile et peu
onéreux. Le coût de la vie en
Guinée-Equatoriale, très raisonnable
comparé aux autres pays d'Afrique centrale, devrait
pouvoir attirer une clientèle internationale de plus
en plus nombreuse.
La
réserve de la Lopé
au Gabon a
bénéficié, dès 1994,
d'investissements pour développer l'activité
touristique. Celle-ci capitalisait de nombreux atouts : un
accès relativement aisé au site, en
véhicule ou en train, ainsi que la présence
d'une infrastructure d'accueil confiée à un
opérateur privé, au confort
agréable.
ECOFAC a
essentiellement investi dans la formation de dix guides,
réalisée sur le terrain durant l' année
1994, et dans le tracé de circuits de visite,
à la fois pédestres en forêt, mais aussi
sur des sites de gravures rupestres. L'achat
d'équipement et de véhicules
nécessaires au développement de
l'activité fut également consenti par le
programme.
Cette activité
(il s'agit uniquement de l'encadrement des visiteurs sur le
terrain), opérationnelle depuis début 1995,
est toujours fortement subventionnée par ECOFAC. La
clientèle concernée est essentiellement une
clientèle expatriée résidente (environ
400 visiteurs en 1998) à laquelle est proposé
un tourisme récréatif : sorties courtes,
faciles, etc.
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Observation
des animaux
depuis un mirador
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Les chiffres montrent
un important déficit : il n'a pas été
tenu compte du coût du produit lors de son
élaboration, au regard des recettes qui pouvaient
être escomptées. Ainsi, avec ± 400
visiteurs en 1997, l'activité coûtait au
programme une quarantaine de millions de FCFA (dont une
trentaine uniquement pour les salaires des dix guides) pour
n'en rapporter guère plus de quatorze !
Trois options se
présentent alors pour tenter de rendre cette
activité viable :
- augmenter le prix
de la visite (actuellement 35.000 FCFA pour quatre
sorties réparties sur le temps de la visite) :
avec le produit actuellement proposé et la faible
qualité de vision de la faune, cela n'est pas
commercialement justifiable.
- Augmenter le
nombre des visiteurs : là encore, avec un tourisme
récréatif, il n'est pas possible d'attirer
une clientèle internationale.
- Ramener les
coûts de revient de l'activité à un
niveau qui tolèrera des
bénéfices.
C'est en fait un
mélange des trois solutions qui sera
recherché. Mais cela ne sera possible qu'avec la
création d'un produit d'appel comme les gorilles ou
les mandrills dont la Lopé abrite un immense
troupeau.
Une prospection a
identifié une zone en périphérie de la
réserve, à proximité du village de
Mikongo, afin d'associer les populations au
développement de l'activité d'habituation de
gorilles, puis, si tout va bien, à l'activité
touristique. Avec le démarrage d'un projet
complémentaire à ECOFAC, financé par
l'Union européenne, à la Lopé,
l'habituation d'une famille sera entreprise au début
de l'année 1999 en espérant proposer en 2000
un produit de vision de gorilles de plaine à la
Lopé.
Parallèlement
à la création de circuits touristiques sur le
terrain, une promotion des sites est assurée par la
publication d'ouvrages et de guides, de dépliants et
d'affiches.
L'année 1998
aura vu le lancement d'une démarche verticale avec le
démarchage de tour-opérateurs et un
partenariat avec l'un d'entre eux, Atalante, chargé
de promouvoir les produits touristiques
développés dans le cadre d'ECOFAC
auprès de 200 professionnels du tourisme de nature
dans le monde. En 1999, Atalante assurera la promotion des
produits ECOFAC dans les salons internationaux du tourisme
de Berlin et Paris en mars, et de Londres en
novembre.
Une formation
complémentaire des guides a été
assurée pour leur inculquer les règles de
l'accueil et de l'encadrement, et, ainsi, répondre
aux aspirations de la clientèle des
tour-opérateurs.
La démarche
d'ECOFAC est pragmatique et surtout, s'adresse à
l'ensemble de la chaîne du tourisme : depuis le
produit élaboré sur le terrain en fonction de
l'attente d'une clientèle internationale, en
associant, quand ils existent, les réceptifs locaux,
jusqu'aux distributeurs du produit, chaque maillon est
associé.
Sur le terrain et
d'une manière générale, les motivations
sont importantes : certaines populations ont compris
l'intérêt du débouché
économique que représente le
tourisme.
Les administrations
en charge des aires protégées, attentives,
espèrent que leurs espoirs ne seront pas
déçus.
Si ce devait
être le cas, tout le monde ne pourrait que s'en
féliciter.
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Muriel
Vives
ECOFAC
B.P. 15115 Libreville - Gabon
email : coordination@ecofac.org
bibliographie
Butynski,
T.M. et Kalina, J. (1998)
Gorilla tourism : a critical look.
In Conservation of biological resources,
Milner-Gulland E.J. and Mace R. (eds),
pp. 280-230.
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