Canopée - bulletin sur l'environnement en Afrique centrale

Initiation à la biogéographie

EDITO

(Article paru dans Canopée n° 14 - Mai 1999)

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Sommaire numéro

 

Plusieurs articles de ce numéro de Canopée font référence à la notion de biogéographie. Celle-ci se définit comme la compréhension de la répartition et de la dynamique des écosystèmes en fonction de considérations géographiques, pouvant expliquer la dispersion ou non d'espèces animales ou végétales.

Pour bien comprendre ce type d'analyse, quelques points de repère sont nécessaires afin de saisir la dimension de l'évolution de notre planète.

  • La Terre est recouverte par les océans durant ses quatre premiers milliards d'années.
  • Il y a environ 80 millions d'années l'Afrique devient un continent séparé de l'Amérique par l'océan Pacifique.
  • L'évolution de l'espèce humaine commence il y a environ cinq millions d'années : la Terre existe et évolue depuis 4,5 milliards d'années lorsque l'homme apparaît. La présence de l'homme sur Terre représente une durée infime comparée à celle des végétaux et autres animaux.

Quelle conscience l'homme a-t-il du processus évolutif qui l'a engendré lorsqu'il prélève des ressources au point de modifier des équilibres naturels, résultats évolutifs de plusieurs milliards d'années ?

La compréhension de la dynamique des écosystèmes est probablement la meilleure façon de prévenir l'épuisement de certaines ressources; c'est dans ce cadre que s'insère la mise en place, conjointement avec WCS et le WWF, d'un système de monitoring régional pour les écosystèmes forestiers d'Afrique centrale.

Ce numéro s'intéresse également à l'expérience réalisée par ECOFAC en Centrafrique, en partenariat avec une société d'exploitation forestière. Pour la première fois en Afrique centrale, l'exploitation d'un permis s'opère selon des normes de gestion durable élaborées par un programme de conservation. La première évaluation de cette expérience ne semble pas relever d'antagonisme entre rentabilité économique et exploitation rationnelle.

Enfin, le réseau PROTOMAC a été très actif au cours de la saison de ponte passée. Deux nouveaux témoignages en Guinée-Equatoriale et au Cameroun mettent en évidence la menace qui pèse sur les tortues marines du golfe de Guinée.