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Plusieurs articles de
ce numéro de Canopée font
référence à la notion de
biogéographie. Celle-ci se définit comme la
compréhension de la répartition et de la
dynamique des écosystèmes en fonction de
considérations géographiques, pouvant
expliquer la dispersion ou non d'espèces animales ou
végétales.
Pour bien comprendre
ce type d'analyse, quelques points de repère sont
nécessaires afin de saisir la dimension de
l'évolution de notre planète.
- La Terre est
recouverte par les océans durant ses quatre
premiers milliards d'années.
- Il y a environ 80
millions d'années l'Afrique devient un continent
séparé de l'Amérique par
l'océan Pacifique.
- L'évolution
de l'espèce humaine commence il y a environ cinq
millions d'années : la Terre existe et
évolue depuis 4,5 milliards d'années
lorsque l'homme apparaît. La présence de
l'homme sur Terre représente une durée
infime comparée à celle des
végétaux et autres animaux.
Quelle conscience
l'homme a-t-il du processus évolutif qui l'a
engendré lorsqu'il prélève des
ressources au point de modifier des équilibres
naturels, résultats évolutifs de plusieurs
milliards d'années ?
La
compréhension de la dynamique des
écosystèmes est probablement la meilleure
façon de prévenir l'épuisement de
certaines ressources; c'est dans ce cadre que
s'insère la mise en place, conjointement avec WCS et
le WWF, d'un système de monitoring régional
pour les écosystèmes forestiers d'Afrique
centrale.
Ce numéro
s'intéresse également à
l'expérience réalisée par ECOFAC en
Centrafrique, en partenariat avec une société
d'exploitation forestière. Pour la première
fois en Afrique centrale, l'exploitation d'un permis
s'opère selon des normes de gestion durable
élaborées par un programme de conservation. La
première évaluation de cette expérience
ne semble pas relever d'antagonisme entre rentabilité
économique et exploitation rationnelle.
Enfin, le
réseau PROTOMAC a été très actif
au cours de la saison de ponte passée. Deux nouveaux
témoignages en Guinée-Equatoriale et au
Cameroun mettent en évidence la menace qui
pèse sur les tortues marines du golfe de
Guinée.
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