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Quand les frontières reculent
On a longtemps
crû que la forêt tropicale navait été
habitée |
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Liens vers autres |
Dun point de vue archéologique,
la forêt tropicale africaine est restée Terra incognita
jusquà une date relativement récente. On a en effet longtemps pensé quelle na été peuplée quavec larrivée de populations agricoles (Hart et Hart, 1986; Bailey, et al, 1989) En effet, du fait de la difficulté de trouver des hydrates de carbones en milieu forestier tropical, les scientifiques estimaient que seules les populations maîtrisant les techniques agricoles pouvaient coloniser le milieu pour produire différents types de courges ou de tubercules, ainsi que des oléagineux en quantité importante. Les recherches archéologiques des dernières années ont permis de mettre en évidence des sites pré-agricoles dans toute la forêt tropicale.(Bellwood,1985; Horsfall, 1987; Ranere, 1972; Roosevelt, et al, 1966; Coon, et al, 1968; Mercader, 1997) Les données archéologiques
collectées montrent que la plupart des forêts tropicales
du globe étaient occupées pendant le Pléistocène.
Les chasseurs-cueilleurs préhistoriques colonisèrent et
modifièrent le milieu des milliers dannées avant larrivée
des premières populations agricoles. |
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Loccupation de la forêt
tropicale africaine est estimée à plus de 40.000 ans (âge
de la pierre moyen). Des épisodes de loccupation humaine
datant de lâge de la pierre moyen ont été récemment
mis en évidence dans le parc national de Monte Alen, en Guinée-Equatoriale,
qui se révèle être une zone riche en traces archéologiques
relatives à cette période. Un total de 22 m2 a été
creusé en dix sondages distribués dans des différents
points du gisement. Les dimensions de ces sondages sont comprises entre
0,5 m2 et 6 m2. Au cours des excavations sont apparues
deux unités archéologiques principales: le niveau 1, l'unité
archéologique de base avec des sédiments formés par
des cailloutis ferralitiques, du sable et de largile reposant directement
sur la roche mère. Le niveau 2 localisé sur l'antérieur,
est formé par du sable fin et de l'argile, avec parfois des cailloutis
de petite taille. Les restes archéologiques
appartenant à lâge de la pierre moyen ont été
recueillis dans la totalité de la séquence, néanmoins,
la plupart du matériel se trouvait dans la zone supérieure
du niveau 1. Les industries lithiques récupérées
sélèvent à plus de 6000 objets; les restes
macrobotaniques ont été recueillis durant la majorité
de la séquence. |
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Le
plus remarquable du gisement technologique de Mosumo est les pointes bifaces
travaillées avec percussion directe montrant parfois des fines
retouches par pression que couvrent partiellement la surface. Les racloirs
bifaces, grattoirs noyauformes et perforateurs se trouvent aussi dans
cet ensemble. A la fin du Pleistocène et
durant lHolocène apparaissent dans lenvironnement forestier
africain de nouvelles technologies utilisant le quartz, et de manière
moindre le quartzite et le silex. Cest lâge de la pierre
récent. La matière première
était trouvée localement, venant des rivières et
des filons de quartz à proximité des emplacements de population
avec quelques importations de matériaux exotiques. Les outils correspondant
à cette période sont surtout des racloirs, des burins, des
pics, des pointes bifaces, ainsi que des outils composés. Cette
industrie de lâge de la pierre récent a été
utilisée en forêt tropicale africaine jusquà
lépoque récente, postérieure à lapparition
des populations maîtrisant les techniques agricoles. La subsistance
de ces populations était basée sur la chasse, la pêche,
la cueillette et larboriculture, sans que lon puisse encore
déterminer quelle activité était prédominante. Toujours dans le parc national de
Monte Alen, un autre site a été découvert : il sagit
de la grotte dEsamalan. Ce gisement archéologique, proche
du lac Atoc, correspond à un abri rocheux de volume considérable
quoccupèrent des chasseurs-cueilleurs de lHolocène
récent. On y a retrouvé des restes de technologies de quartz,
des fragments de céramique, ainsi que diverses traces de produits
végétaux nous renseignant sur le type dactivité
de ces populations. |
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Julio Mercader Raquel Marti |
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Bibliographie
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Remarque
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