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Gros plan sur les éléphants d'Afrique Centrale
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Liens vers autres
LE SYSTEME DE TELEMETRIE Le collier émetteur fixé au cou de l'éléphant est composé de: - Un GPS prélevant quatre points pa jour - Une balise Argos transmettant tous les trois jour les douze points gps collectés via un satellite - Un émetteur VHF permettant un suivi au sol ou par avion à l'aide d'un récepteur VHF directionnel. - Le système pèse 22kg et est équipé de batterties permettant de fonctionner pendant un an
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Le braconnage menace à plus ou moins court terme l'éléphant qui joue un rôle capital dans l'écologie du parc national d'Odzala-Kokoua. Une meilleure compréhension non seulement de son écologie mais aussi de ses déplacements et des facteurs qui peuvent influencer ceux-ci reste un élément très important pour la définition d'une stratégie de conservation. Un programme d'étude de cette espèce est en cours d'élaboration mais est confronté à de nombreux problèmes sur le plan méthodologique liés au milieu forestier. Une des difficultés majeures pour étudier des éléphants en zone forestière est l'absence de techniques simples de radiotracking, accessibles financièrement pour pouvoir être étendues à plus d'un individu, et suffisamment fiables pour suivre leurs déplacements. Pour évaluer la faisabilité de cette étude, et en concertation avec W. B. Karesh, la composante a décidé de tester un nouveau collier émetteur associant un GPS (Geographic Positioning System) et une balise ARGOS pour la transmission des données. ARGOS retransmet automatiquement tous les trois jours les données au projet par courrier électronique. Elles sont intégrées dans une banque de données liée à une carte de végétation vectorielle par l'intermédiaire du logiciel Arc View. Ce système très simple permet de disposer très rapidement des données, de les cartographier et d'associer à chaque positionnement le type de formation végétale dans lequel se trouve l'éléphant. L'animal capturé L'animal choisi est un jeune mâle d'environ 25 ans. La capture a été réalisée par le docteur W.B. Karesh, utilisant le carefentanil comme anesthésique et le naltrexone comme anti-dote. L'animal s'est endormi après 11 minutes. La pose du collier à duré 47 minutes. Deux minutes après injection de l'anti-dote, l'animal avait recouvré toutes ses facultés. Les résultats préliminaires Après 138 jours de fonctionnement (de octobre 1999 à mars 2000), seules 95 localisations GPS (20 transmissions ARGOS) ont pu être obtenues. Ce faible niveau de fonctionnement du système - 17,2% des localisations ont pu être cartographiées - est à l'étude. Il est probable que le couvert végétal est l'élément principal affectant le système. Malgré tout, plus de 50% des points acquis se trouvent en milieu forestier. Si ce résultat n'est pas à la hauteur de nos espérances, il n'existe à notre connaissance aucun autre système ayant permis d'obtenir ce type d'information en zone forestière pour un coût très faible. La cartographie des positionnements permet (voir carte), très clairement, de constater que : - ce jeune mâle utilise régulièrement un territoire relativement restreint (± 73 km2). Le fait de ne pas avoir un suivi constant de cet animal ne permet pas de dire si des déplacements plus importants à l'extérieur de cette zone et de plus courte durée, sont effectués ; - pendant les mois de saison sèche, l'éléphant exploite aussi les zones marécageuses. Par ailleurs, les données confirment les observations de terrain effectuées par le personnel du parc selon lesquelles les éléphants utilisent davantage les milieux ouverts ( savanes et clairières) pendant la nuit et les milieux forestiers pendant la journée (voir figure n°1). Si cette technique montre techniquement ses limites, elle présente l'avantage de ne nécessiter que très peu d'interventions de terrain. L'étude d'un nouveau collier associant le système testé à Nouabalé-Ndoki par S. Blake (voir article page 7) et celui-ci devrait permettre d'assurer un suivi permanent en zone forestière. Le marquage d'un seul éléphant ne permet pas d'apporter des conclusions en termes d'écologie ou d'éthologie. Bien au contraire, il soulève de nouvelles interrogations. Pourquoi ce jeune mâle n'a-t-il pas traversé les rivières Lékoli et Mambili ? La pression du braconnage au sud de la limite du parc expliquerait-elle la limite sud de son domaine vital ? L'exploitation saisonnière des zones marécageuses est-elle à l'origine des fluctuations de fréquentation d'éléphants dans les salines ? Beaucoup de questions restent en suspend auxquelles il importe d'apporter des réponses pour oeuvrer à la conservation des éléphants de forêt.
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Jean-Marc Froment
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