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Photo : T.Stévart |
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(Article paru dans Canopée n° 19 - Janvier 2001) |
| Le parc national de Monte Alen est situé au centre de la partie continentale de la Guinée-Equatoriale, communément appelée Rio Muni. Depuis 1992, sa gestion est confiée au programme ECOFAC, financé en Guinée-Equatoriale | |
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Liens vers autres
Angraecum eichleranium
![]() Cultures d'orchidées dans l'ombrière deMonte Alen Figure 2 QUELQUES DONNEES DE PHENOLOGIE |
par la Commission européenne et, depuis 1998, la Coopération
espagnole. D'une superficie de plus de 120.000 hectares, il est délimité,
au nord et à l'est, par la route allant de Niefang à Evinayong,
au sud, par la piste forestière qui va de Bisun à Miserge
et à l'ouest, par le Rio Uele. Le parc est perché sur les
flancs de la cordillère centrale qui divise le Rio Muni en deux
parties, l'une atlantique et l'autre continentale. Il culmine à
1.350 m d'altitude et son point le moins élevé n'est qu'à
300 m. De climat équatorial, il jouit de deux saisons sèches
(décembre à février et juin à août)
et de deux saisons humides (mars à mai et septembre à novembre). La végétation de Monte Alen a fait l'objet d'un travail
de fin d'étude. Le parc y est décrit comme étant
couvert d'une forêt dense humide hétérogène
à Burseraceae et Caesalpiniaceae avec abondance, dans la strate
supérieure d'Aucoumea klaineana (okoumé) et dans la strate
inférieure de Santiria trimera (ebap), Dichostemma
glaucescens (ka) et Heisteria parviflora (nsonso). Une analyse
phytosociologique, basée sur l'étude de 34 relevés
répartis sur quatre transects, a permis d'identifier 14 groupes
socio-écologiques. Il est apparu que les quatre transects se différencient
par des caractéristiques propres et qu'ils possèdent chacun
plusieurs associations distinctes. Par ailleurs, l'indice de diversité
de Shannon-Weaver et les valeurs de richesse aréale montrent que
Monte Alen possède une diversité en ligneux importante et
supérieure à celle des autres sites gérés
par ECOFAC. La phénologie est l'un des thèmes de recherche le mieux développé à Monte Alen. Elle a été orientée vers 20 espèces constituant des ressources alimentaires, tant pour les humains que pour les animaux (essentiellement les primates). Cette orientation s'explique, d'une part, par le besoin de connaître et de gérer les ressources forestières disponibles pour l'homme, et d'autre part, dans l'optique d'utiliser la phénologie des arbres en relation avec leur distribution comme indicatrice de présence de concentration d'animaux (gorilles et autres primates, éléphants, calaos). En effet, la localisation d'aires temporaires de fructification à haute densité animale va permettre d'orienter préférentiellement les touristes vers ces zones. Les orchidées L'étude des orchidées de Monte Alen a commencé au cours de l'été 1999. Inspirée d'une recherche similaire effectuée dans le cadre du projet ECOFAC à São Tomé, l'objectif est d'abord scientifique. Combien d'espèces sont présentes dans le parc, quelle est leur écologie, leur abondance et leur distribution, quel est leur statut phytogéographique ? Nous voulons ensuite utiliser l'observation des orchidées, tant dans leur milieu d'origine que dans l'ombrière construite à proximité de l'hôtel à Moca, pour diversifier les activités proposées aux visiteurs du parc. Les premiers résultats sont éloquents : en deux mois d'inventaire, les quelque 566 échantillons récoltés et mis en culture dans l'ombrière, nous ont permis de découvrir autant de taxons à Monte Alen que pendant deux années de recherche à São Tomé. Le nombre exact de taxons présents dans le parc est difficile à estimer, mais il devrait osciller entre 200 et 300. Parmi ceux-ci, cinq espèces nouvelles pour la science ont été formellement identifiées. L'importance de la richesse spécifique de Monte Alen s'explique d'une part, par la présence au sein du parc de nombreux habitats différents : forêts denses, forêts secondaires, inselbergs, bords de route, bords de rivière, friches et cultures, et d'autre part par sa situation géographique. Situé sur la cordillère centrale du Rio Muni, il subit sur son flanc ouest une influence atlantique, et sur son flanc est une influence continentale. Le nord du parc, partie la plus élevée, abrite de plus un grand nombre d'espèces à affinité afromontagnarde. Par ailleurs, la découverte au Rio Muni de nombreux taxons activement recherchés par les collectionneurs d'orchidées, devrait permettre de promouvoir le tourisme à Monte Alen. L'originalité de ces taxons, appelés espèces-phares, provient de la taille imposante de leurs fleurs, de certaines caractéristiques morphologiques particulières ou encore de leurs applications dans la pharmacopée traditionnelle. Notre objectif pour l'avenir est de continuer les inventaires afin de
mettre en culture au moins 1.200 échantillons. Avec plus de 150
taxons cultivés, dont un grand nombre d'espèces-phares et
de nouveaux taxons pour la science, les orchidées pourront dès
lors contribuer pleinement à l'essor du tourisme à Monte
Alen. |
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| Tariq Stévart stevart@yahoo.fr |
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REFUGES
ET CONSERVATION -
SI LA FORET TROPICALE M'ETAIT CONTEE ... -
MARQUEURS BIOGEOGRAPHIQUES -
L'ARBRE
ET LE PIGEON, OU LE PIGEON ET L'ARBRE ? - LA
VEGETATION DU PARC NATIONAL DE MONTE ALEN -
QUAND LES
POISSONS APPORTENT LEUR PIERRE...
( ECOFAC )