Y
A-T'IL SUREXPLOITATION DES RESSOURCES NATURELLES ?
EDITORIAL
Au risque de passer
pour des alarmistes, nous avons souhaité poser la
question : surexploite-t-on les ressources naturelles en
Afrique centrale?
Nous ne
prétendons certainement pas y répondre. Mais
peut-être apporterons-nous quelques
éléments de réflexion sur des pratiques
ou tendances qui peuvent introduire des effets pervers
(article d'Alain Karsenty sur le risque de
surindustrialisation de la filière bois au Gabon, et
son effet sur la forêt), ou sur des risques
réels (article de Jean Bourgeais et sa
prévision de l'après-pétrole pour le
complexe de Gamba).
Nous espérons
aussi témoigner d'une réalité bien
présente : la surexploitation du gibier, et sa
diminution dans des proportions inquiétantes dans
certaines zones (article de Joseph Okouyi Okouyi et al sur
la réduction de la faune dans la réserve
d'Ipassa au Gabon).
Nous aimerions aussi
tenter de rompre avec la langue de bois, et mettre en
évidence que ce qui manque peut-être le plus
pour sauver les espèces migratrices marines, c'est
une volonté politique (article de Jacques Fretey pour
la protection des tortues marines). Nous espérons que
notre article sur le braconnage des éléphants,
quant à lui, sera lu dans les forums internationaux
qui décident de la survie de cette espèce.
Notre objectif est de faire parler les gens de terrain afin
qu'ils témoignent du quotidien des gestionnaires
d'aires protégées en Afrique centrale, et
mettent en évidence la complexité des
situations.
Enfin, nous
terminerons avec une note plus optimiste grâce
à Patrice Christy qui nous raconte comment on a
découvert le picatharte (Picathartes oreas) dans la
réserve de la Lopé (Gabon), sur le site de
Mikongo, où est développé le tourisme
de vision de gorilles. Finalement, on peut encore être
optimiste pour la forêt tropicale africaine.
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