n°25 - Décembre
2003

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LES ZONES HUMIDES
EDITORIAL
Ce numéro
de Canopée est consacré, en partie, aux zones humides et
à la faune qui leur est associée. Du lac Tchad au fleuve
Congo, les zones humides représentent une grande variété
de milieux où l’eau est l’élément essentiel.
Elles incluent aussi bien des habitats complètement dépourvus
d’arbres comme les vasières littorales ou les mares sahéliennes,
que des forêts particulières, notamment la mangrove, les
différents types de forêts marécageuses et inondables,
et les raphiales.
Plusieurs
formes de zones humides peuvent coexister et constituer des systèmes
complexes d’habitats d’une grande richesse biologique, à
l’instar des deltas des fleuves. Une faune particulière leur
est inféodée, ne serait que celle qui ne peut vivre en dehors
de l’eau, les poissons, la plupart des crustacés et une grande
partie des batraciens. Chez les mammifères, des espèces
en sont complètement dépendantes comme le lamantin et l’hippopotame,
d’autres y trouvent leur habitat principal, du fait d’une
spécialisation écologique ou alimentaire.
De nombreuses
aires protégées d’Afrique centrale sont associées
à l’image d’un fleuve ou d’une rivière,
et parfois en portent le nom, comme les parcs nationaux de la Lopé,
de la Moukalaba et de l’Ivindo au Gabon, le Dja au Cameroun, la
Salonga en République démocratique du Congo, Manovo-Gounda-Saint
Floris, Bamingui-Bangoran et Dzanga-Sangha en République Centrafricaine.
Si le parc national d’Odzala échappe à la règle,
son attrait est cependant constitué par des zones humides, que
ce soit les salines et les bais de Lango et de Maya, ou la rivière
Mambili.
La diversité
des zones humides et leur richesse biologique sont illustrées,
dans ce numéro du journal, par une étude des milieux humides
côtiers du Gabon. Peu connus, du fait de leur habitat ou de leur
mode de vie, des mammifères aquatiques ou liés aux zones
humides nous sont ensuite révélés. Puis, est évoquée
la portée, en Afrique centrale, de la convention de Ramsar relative
aux zones humides, rappelant l’un des principes de la convention,
celui de la reconnaissance de leur valeur économique, culturelle,
scientifique et récréative.
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