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Bien que créée
en 1950, la réserve de faune du Dja ne fait réellement
l'objet d'un aménagement que depuis l'implantation du programme
ECOFAC en 1992. Le fort enclavement de la zone et l'existence de
nombreux villages en périphérie et à l'intérieur
de la réserve, exploitant des terroirs agricoles et forestiers
depuis le siècle dernier, ont amené la composante
à orienter ses interventions vers une démarche de
développement rural, afin de tenter de réduire les
prélèvements non soutenables sur la réserve
(p.ex. la chasse commerciale, principale source de revenus)
En travaillant au désenclavement
de la région à travers la création de groupements
autonomes utilisant les techniques à haute intensité
de main d'oeuvre (HIMO), ainsi qu'à la réhabilitation
des cultures pérennes (cacao, café), la composante
vise le développement d'activités et des sources de
revenus alternatifs à la chasse.
La valorisation des ressources
et matériaux locaux a permis à moindre coût
les réouvertures de pistes et la mise en place d'infrastructures
nécessaires au développement de la zone, tout en employant
un maximum de personnes et en assurant une retombée maximale
des fonds du projet dans l'économie locale.
L'important travail de formation
qu'a nécessité cette démarche a permis à
la base-vie de Somalomo d'évoluer en un véritable
centre de formation régional, accueillant un nombre croissant
de stagiaires.
Face à une exploitation
forestière de plus en plus intense, et aux activités
humaines qui l'accompagnent (agriculture, chasse), on assiste à
l'avancée progressive d'un front de déforestation
qui risque à moyen terme de transformer la réserve
en un îlot forestier. La composante a par conséquent,
également orienté ses actions pour une stabilisation
du massif forestier en périphérie de la réserve,
dans une optique de maintien de ses capacités d'échange
avec l'extérieur. Dans ce contexte, le volet agroforesterie
de la composante appuie différentes initiatives telles la
création de forêts communautaires, et l'enrichissement
de la forêt exploitée et des plantations villageoises
en essences utiles.
Avec l'aide de l'administration,
une réorganisation du contrôle de la
réserve a été possible avec l'implantation
de plusieurs postes de garde et
un redéploiement de la surveillance sur l'ensemble de l'aire
protégée.
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