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Située
sur le 4ème parallèle, au nord de la
frontière avec le Congo, et traversée
par les affluents de la Lobaye, la
M'Baéré et la Bodingué, la
forêt de Ngotto couvre une superficie de
8.250 km2 de forêt dense
semi-décidue, avec des zones importantes de
forêt marécageuse à raphiale le
long des rivières M'Baéré et
Bodingué. En bordure nord du massif
guinéo-congolais, à la limite des
savanes d'influence soudanienne, la forêt de
Ngotto présente une grande diversité
biologique, enrichie par le fait qu'elle se situe
au carrefour de trois grandes zones d'influence
bio-géographique : Afrique centrale, de
l'ouest et de l'est. La présence de savanes
boisées et de forêts galeries
limitrophes au nord de la zone contribuent
également à la biodiversité de
la zone.
Ainsi, plus
de 115 espèces de mammifères (dont 13
primates) et plus de 320 espèces d'oiseaux
sont connues dans la zone de Ngotto. La
présence d'un singe hybride entre deux
espèces de Cercopithecus, C. cephus
(de la région "ouest-centrale") et C.
ascanius (de la région "est-centrale"),
illustre bien le chevauchement de Ngotto sur
différentes régions
biogéographiques.
La zone de
Ngotto se caractérise également par
une composition ethnique relativement complexe dont
les activités ont façonné le
milieu. On distingue quatres grands groupes
ethniques: les Issogo, les Boffi, les Banda
Yanguere et les pygmées Aka et Boffi. Ces
populations forestières sont essentiellement
des chasseurs-cueilleurs pratiquant
également une agriculture itinérante
sur brûlis. Malheureusement, la
détérioration de la situation
socio-économique a entrainé une forte
croissance du commerce du gibier dans toutes les
forêts centrafricaines. Très riches en
Meliaceae, notamment le sapelli (Entandrophragma
cylindricum) et le sipo (E. utile) les
forêts de cette région sont
également prisées par les exploitants
forestiers. Pour assurer la pérennité
des ressources de la forêt de Ngotto, un
noyau central de conservation intégrale a
été créé.
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