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Données générales

Statut :

En attente de classement en parc national de la
Mbaere-Bodingué


Superficie :

Zone de conservation :

733 km2

Zone d'aménagement forestier

1 950 km2


Coordonnées géographiques :

Entre 3°40' et 4°20' N
Entre 16°40' et 17°30' E

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Panoramique

 

Située sur le 4ème parallèle, au nord de la frontière avec le Congo, et traversée par les affluents de la Lobaye, la M'Baéré et la Bodingué, la forêt de Ngotto couvre une superficie de 8.250 km2 de forêt dense semi-décidue, avec des zones importantes de forêt marécageuse à raphiale le long des rivières M'Baéré et Bodingué. En bordure nord du massif guinéo-congolais, à la limite des savanes d'influence soudanienne, la forêt de Ngotto présente une grande diversité biologique, enrichie par le fait qu'elle se situe au carrefour de trois grandes zones d'influence bio-géographique : Afrique centrale, de l'ouest et de l'est. La présence de savanes boisées et de forêts galeries limitrophes au nord de la zone contribuent également à la biodiversité de la zone.

Ainsi, plus de 115 espèces de mammifères (dont 13 primates) et plus de 320 espèces d'oiseaux sont connues dans la zone de Ngotto. La présence d'un singe hybride entre deux espèces de Cercopithecus, C. cephus (de la région "ouest-centrale") et C. ascanius (de la région "est-centrale"), illustre bien le chevauchement de Ngotto sur différentes régions biogéographiques.

La zone de Ngotto se caractérise également par une composition ethnique relativement complexe dont les activités ont façonné le milieu. On distingue quatres grands groupes ethniques: les Issogo, les Boffi, les Banda Yanguere et les pygmées Aka et Boffi. Ces populations forestières sont essentiellement des chasseurs-cueilleurs pratiquant également une agriculture itinérante sur brûlis. Malheureusement, la détérioration de la situation socio-économique a entrainé une forte croissance du commerce du gibier dans toutes les forêts centrafricaines. Très riches en Meliaceae, notamment le sapelli (Entandrophragma cylindricum) et le sipo (E. utile) les forêts de cette région sont également prisées par les exploitants forestiers. Pour assurer la pérennité des ressources de la forêt de Ngotto, un noyau central de conservation intégrale a été créé.

 

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Les acquis

 

Arbre

"la forêt centrafricaine est
la ressource économique majeure
du pays"

La composante centrafricaine présente la particularité d'avoir entre autres objectifs, la mise en oeuvre, en collaboration avec un exploitant forestier, d'un projet pilote d'exploitation forestière durable sur base d'un plan d'aménagement et d'un cahier des charges préalablement établis par l'administration et la composante.

De 1993 à 1997, ECOFAC a réalisé les inventaires de toute la future zone d'exploitation (1.950 km2) avant de rédiger le plan d'exploitation et d'aménagement, basé sur des cycles de coupes longs (>35 ans) par parcelle.

La mise en application de ce plan par un exploitant forestier a commencé en 1997, contrôlée par ECOFAC.

Cette gestion de la ressource ligneuse s'effectue dans une perspective plus globale de pérennité de l'écosystème, imposant la prise en compte des autres ressources (végétaux non ligneux et faune) afin de ne pas engendrer des déséquilibres pouvant constituer un risque pour l'intégrité du massif forestier quand on connaît l'importance de certaines espèces pour la régénération du massif forestier. L'application du plan d'aménagement permet de démontrer qu'il est possible de rompre avec l'exploitation "minière" pratiquée auparavant, tout en garantissant à l'exploitant une rentabilisation de son investissement. (cf. "pour en savoir plus")

La prise en compte des besoins des populations de la zone et l'insertion de l'activité d'exploitation dans l'économie locale constituent également des éléments fondamentaux de cette démarche d'aménagement forestier.

La zone de conservation intégrale, d'une superficie d'environ 740 km2, est un triangle de forêt entre les rivières Bodingué et Mbaéré. La surveillance de cette zone est assurée par une équipe d'écogardes recrutée et formée par le projet. La création de cette zone de conservation intégrale se justifie par l'intensité de la chasse commerciale dans toute la région (y compris dans les forêts avoisinantes au nord Congo) pour l'approvisionnement des centres urbains et semi-urbains. Une proposition de classement de cette zone en parc national et en site RAMSAR a été faite au ministère de tutelle en 2000. Si ce dossier a retenu l'attention de l'administration, il n'a toujours pas abouti. (cf. rapport Bruguière classement en parc national + article canopée)

 

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Pour en savoir plus


Vous pouvez télécharger les documents suivants :

Vous pouvez également consulter la biblio relative à cette composante ainsi que l'ensemble des rapports la concernant disponibles en téléchargement sur ce site.

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