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Dans cette zone enclavée,
sans activité économique, l'exploitation des ressources
naturelles de la forêt représentait la seule source
de revenus ou de satisfaction de besoins prioritaires pour les populations
lors du démarrage du programme.
Des économats ont été
mis en place dans les villages autour du parc. Ils fournissent à
moindre prix les gens en produits de première nécessité
(bougies, pétrole, allumette etc..) et aliments de base (sel,
sucre, farine). Grâce à un fonds de roulement apporté
par la composante, chaque économat achète un stock
de départ, que le produit de la vente permet de reconstituer.
Valorisation des ressources
naturelles, l'élevage de gibier (aulacodes, escargots) a
fourni des résultats techniques encourageants, mais qui ne
se sont pas traduits par des réalisations concrètes
auprès des populations, peu motivées par cette activité
économique.
La composante a investi dans
la construction d'une auberge en périphérie du parc,
la mise en place en forêt de bivouacs et de circuits de randonnée.
Cette activité touristique, outre le fait qu'elle s'autofinance,
assure une redistribution des revenus auprès des communautés
locales sous forme de projets communautaires (p.ex. construction
et équipement d'écoles, etc..).
Face à une exploitation
forestière industrielle de plus en plus intense en Guinée
Equatoriale, et reconnaissant l'importance de la conservation dans
l'aménagement du patrimoine forestier du pays, le gouvernement
a adopté en 1998 un projet de décret-loi accordant
à Monte Alen un statut de parc national et une extension
de 600 km2
vers le sud, le reliant ainsi au parc national de Monte Mitra. Avec
les nouvelles créations d'aires protégées en
Guinée-Equatoriale, sont désormais plus de 20% du
pays qui sont classés en zone protégée.
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