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Pourquoi créer des aires protégées ?
Des papers parks aux structures de gestion
Le poids économique d'une aire protégée
Contraintes de la conservation en Afrique centrale
 

Le poids économique d'une aire protégée

On ne voit souvent dans une aire protégée qu'une source de contraintes pour les populations riveraines, assortie de l'interdiction d'exercer des activités traditionnelles d'autosubsistance.

Rares sont ceux qui appréhendent une aire protégée comme une entreprise, ce qu'elle est pourtant en termes de développement d'activités et de création d'emplois.

Les activités développées par une aire protégée sont pluridisciplinaires et regroupent à la fois de la surveillance, du suivi écologique, de la mise en place et maintenance d'infrastructure, de la logistique, de l'appui au développement du tourisme, etc.

Avec, en fonction de sa superficie, entre 40 et 100 agents employés sur le terrain, une aire protégée constitue un potentiel économique non négligeable pour une région par sa capacité d'entraînement d'activités économiques pouvant se greffer sur celles développées par l'aire protégée (ex. hébergement et divers services liés au développement du tourisme).

A titre d'exemple, pour la réserve de la Lopé (Gabon), entre 1992 et 2001, ce sont plus de 800 millions de FCFA qui ont été payés sous forme de salaire aux agents travaillant pour l'aire protégée.

Le parc national d'Odzala (Congo Brazzaville) injecte mensuellement dans l'économie locale environ 15 millions de FCFA sous forme de salaires et prestations de services.
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