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Situé en
bordure du vaste massif forestier de la cuvette congolaise,
le parc national d'Odzala d'une superficie récemment
portée à 13.500 km2, constitue, de par son
évolution, l'un des écosystèmes
forestiers tropicaux les plus extraordinaires à
découvrir. Au cours des derniers millénaires
et vraisemblablement au gré des variations
climatiques, les savanes et forêts se
succédèrent dans la région d'Odzala,
créant des refuges de végétation dans
lesquels se développèrent nombres
d'espèces endémiques
La spécificité du site
réside dans la présence de mosaïques de savane-forêt,
offrant au parc national d'Odzala une grande variété d'espèces
animales et végétales. Ces
immensités forestières formées d'arbres géants
(acajou, limba...) de parfois 40 mètres de haut sont peuplées
de grands mammifères et sont par endroits vierges de l'empreinte
de l'homme. Mais l'un des atouts essentiels du parc est l'existence de
nombreuses salines, clairières au sein de la forêt tropicale,
qui sont autant de rares lieux propices à l'observation d'une faune
habituellement impossible à observer. Ainsi il n'est pas rare de
trouver rassemblés pour la même quête indispensable
de compléments minéraux, sitatungas, gorilles et éléphants
ainsi qu'une multitude d'oiseaux.
Créé en 1935 à
l'initiative de Saint-Floris, alors administrateur de l'AEF, le parc national
d'Odzala est l'un des plus vieux d'Afrique. En certains endroits, la faune
n'a pratiquement pas été chassée tant le site est
enclavé et la densité démographique humaine faible.
Les seules incursions humaines dans la partie septentrionale du parc ont
eu pour objectif le braconnage d'éléphants pour leur ivoire.
L'intervention d'ECOFAC à Odzala a, entre autres, permis de stopper
cette activité. Les populations sont implantées en bordure
sud-ouest du parc. Différentes ethnies bantoues cohabitent avec
un mode de vie fortement basé sur les ressources que procure la
forêt.
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