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Le
contexte
En 1995 et 1996, le programme ECOFAC découvre les très fortes densités de gorilles de plaine de l'ouest (Gorilla gorilla gorilla) du parc national d'Odzala, et l'importance des clairières. Ces ouvertures dans la forêt, souvent riches en sels minéraux, attirent de nombreux mammifères, dont les gorilles de plaine, et constituent autant de points d'observation privilégiés. Les premières observations sont surprenantes : des gorilles ramassent des plantes dans les salines puis les rincent dans un ruisseau avant de les manger. Dans d'autres clairières, ils les utilisent pour se frictionner le corps. Des rassemblements de plusieurs groupes (jusqu'à soixante individus) s'observent sans donner lieu à confrontations entre les mâles dominants. A d'autres occasions, on assiste au contraire à de violentes intimidations. Il devient nécessaire pour les gestionnaires de l'aire protégée de mieux connaître l'organisation sociale et la dynamique de ces populations de gorilles, ainsi que l'importance des biotopes " salines " et " forêt " dans leur mode de vie. Les observations mettent également en évidence une proportion importante d'individus présentant des maladies de la peau. Dans un contexte très actuel de maladies émergentes, les gestionnaires d'aires protégées s'inquiètent de l'impact des maladies sur les populations des grands mammifères. Pour répondre
à ces différentes interrogations, le parc d'Odzala décide
la mise en place d'un centre d'observation des populations de gorille
où chaque individu serait connu et suivi. C'est le site de Lokoué
qui est choisi car il présente deux clairières très
fréquentées, en particulier par les primates, distantes
de 5 km, et dont la petite superficie permet aux chercheurs de procéder
facilement à l'identification des individus. Par ailleurs le site
possède une dizaine d'autres petites clairières situées
à proximité. Le milieu est très diversifié,
et facilement accessible par pirogue. |
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