CHEVALIER GUIGNETTE
Actitis hypoleucos

Common Sandpiper
P : Maçarico-das-rochas 

De taille équivalente (18-21 cm) au chevalier sylvain, le chevalier guignette paraît plus petit dans la nature, du fait de sa silhouette trapue, de son corps plus rondelet et des pattes plus courtes. Il se tient d'une manière typique sur ses pattes à moitié fléchies, ce qui accentue sa silhouette trapue et horizontale. Le plumage est dans l'ensemble brun sur la tête, la gorge et le haut de la poitrine, puis sur tout le dessus du corps, contrastant avec le bas de la poitrine et le ventre blancs. La délimitation est assez nette dans la nature entre brun et blanc sur la poitrine, et ce caractère est amplifié par une tache blanche bien dessinée, montant le long du poignet de l'aile sur les côtés de la poitrine. En vol, il ne montre pas le croupion blanc qui caractérise les chevaliers sylvain et cul-blanc : le croupion est du même brun que le dos et la queue, dont les rectrices externes sont blanches barrées de sombre. Parmi les trois petits chevaliers, la bande alaire blanche, bien visible sur un oiseau en vol, est un caractère propre au chevalier guignette.

En fait, le comportement à terre, la silhouette et le type de vol ont peu en commun avec les deux autres chevaliers et les confusions sont improbables. Le chevalier guignette est un oiseau démonstratif, bien visible, très actif, se déplaçant plus que les deux autres espèces. À terre, il effectue de fréquentes oscillations de l'arrière du corps, plus régulièrement que les deux chevaliers chez lesquels ces mouvements sont associés aux haussements de cou et de tête. En vol, il paraît légèrement bossu, ou sans cou, et tient, pendant les phases de vol à faible hauteur et glissé, les ailes arquées vers le bas. Inquiétés, les chevaliers sylvain et cul-blanc s'envolent et s'élèvent à grande hauteur, alors que le chevalier guignette garde un vol horizontal à faible hauteur au-dessus des plages ou des rivières.

Le chevalier guignette est le petit limicole paléarctique le plus commun et le plus fréquent dans l'archipel. On le rencontre au moins du mois d'août à début avril, sur les plages, le long des mangroves et les embouchures des rivières des deux îles. Il remonte assez loin vers l'intérieur les vallées des rivières Io Grande, Xufexufe et Quija, à São Tomé, et celle du rio Papagaio, jusqu'au barrage, à Príncipe. On le trouve avec le tournepierre à collier, sur les rochers des îlots Tinhosas. Il ne se rassemble pas en bandes mais vit isolé, par paires ou groupes de quelques individus.


Guide des Oiseaux de Sao Tomé et Principe
Le Guide des oiseaux de São Tomé et Príncipe
Patrice Christy - William Clarke
Une publication du programme
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