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COUCOU FOLIOTOCOL
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Le coucou foliotocol est l'oiseau le plus brillamment coloré de São Tomé et de Príncipe. La population de l'archipel a été assez récemment décrite sous le nom insularum comme une sous-espèce endémique aux deux îles. Les caractères de différenciation subspécifique reposent sur les mensurations de la queue (plus courte) et sur la grande réduction des zones blanches sur les rectrices externes des mâles adultes. Ce petit coucou (23 cm) présente un net dichromatisme sexuel. Le plumage du mâle est dans l'ensemble vert (tête et dessus) et jaune (dessous du corps). Les couvertures alaires sont d'un vert étincelant, à reflets dorés, le dos et les scapulaires d'un vert émeraude plus sombre, avec le centre noir des plumes donnant un très fort effet écailleux. La gorge et la poitrine sont du même vert émeraude que le dos, la tête est d'un vert plus sombre, pouvant paraître presque noire sous certains éclairages ou selon la disposition des plumes de la tête que l'oiseau hérisse souvent. Une lunette bleu-vert à bleu entoure l'oeil, le bec est bleu-vert. Tout le dessous du corps, à partir de la poitrine, est d'un jaune saturé, y compris les couvertures sous-alaires. Les jambes paraissent couvertes de plumes formant des culottes jaunes, les sous-caudales et l'extrême bas-ventre sont marqués de barres vert sombre sur fond blanc. La femelle est dans l'ensemble plus rousse et verte : la tête vert olive terne et brun olive est piquetée de clair et de sombre, le dessous du corps est nettement barré de bronze et de vert sombre sur fond blanc, formant un dessin de barres serrées sur la gorge et la poitrine et plus espacées sur le ventre. Les couvertures alaires sont vertes barrées de roux (dessin plus vert que roux), les rémiges sont barrées de vert et de roux (dessin plus roux que vert). En vol, la queue paraît assez longue, plus large à son extrémité.
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Le chant est surtout émis en saison des pluies, pendant la reproduction (d'octobre à janvier) et forme alors l'ambiance sonore des plantations et des forêts. Ce chant si caractéristique est formé de trois notes flûtées : la première presque bisyllabique (tihou = tihiou), les deuxième (tiou) et troisième (tiûh) monosyllabiques : tihiou - tiou-tiûh. En chantant, le mâle n'ouvre le bec que pour les deux premières notes, qui sont expirées, la troisième note étant presque inspirée. Pendant le chant, il gonfle la gorge, produit un petit mouvement de la tête vers l'avant et tient habituellement les ailes abaissées et légèrement écartées du corps. En décembre et janvier, le chant comprend de longues séries comptant de quelques dizaines à une centaine de phrases émises avec de courtes pauses entre elles ou entre les groupes de phrases. Les autres mâles chantent généralement sur leurs territoires voisins, en réponse au premier chanteur. Le foliotocol émet plus rarement une autre forme de chant, accéléré, modulé, assez explosif, sur un ton nerveux : lors de ce type de chant, l'oiseau montre son excitation et dresse les ailes révélant les couvertures sous-alaires jaune vif. En dehors de la période de reproduction, et notamment en saison sèche, en juillet et août, les coucous foliotocols peuvent devenir complètement silencieux ou ne chantent que pendant une brève durée dans la journée. Ils peuvent alors passer inaperçus et être difficiles à observer.
Ce coucou typique est
parasite et la femelle pond son oeuf dans le nid de petits
insectivores. Ce phénomène a été
très peu étudié dans l'archipel, et
René de Naurois mentionne la prinia et le tisserin
Thomasophantes parmi les
espèces-hôtes à São
Tomé. |
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Le Guide des oiseaux de São Tomé et Príncipe Patrice Christy - William Clarke Une publication du programme ECOFAC |