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CRATÉROPE DE PRÍNCIPE
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Le chant du
cratérope de Príncipe pourrait
caractériser l'ambiance sonore de cette île. On
peut entendre ce chant vif et joyeux, rapide, dans toute
zone boisée de l'île, et il est même
audible, tant il porte loin, dans la ville de Santo
António, émis par les quelques oiseaux qui
vivent dans les plantations de cacao qui entourent la
cité. Ce chant éclatant, souvent entendu,
permet de localiser cet oiseau qui peut cependant être
difficile à voir immédiatement,
préférant la végétation dense.
La position systématique de cette espèce reste
incertaine. Elle est classée, dans les listes des
plus récentes des oiseaux afrotropicaux, parmi les
timalidés, après avoir été
rapprochée des gobemouches. Elle peut en effet
rappeler, par son comportement, le gobemouche forestier
Fraseria ocreata des forêts du continent
africain, oiseau également très actif et
bruyant. Son comportement l'éloigne des timalies du
genreIlladopsis qui représentent la
famille dans les forêts d'Afrique centrale : les
Illadopsis sont des oiseaux discrets du
sous-bois, vivant près du sol ou dans les strates
inférieures, et leur comportement est nettement moins
démonstratif que celui du cratérope de
Príncipe. Le nom cratérope s'applique à
des timalies d'un autre genre,
Turdoides, remarquables par leur
habitude de vivre en groupes bruyants, mais il s'agit
plutôt d'oiseaux des habitats ouverts, des savanes ou
des lisières du massif forestier que de
l'intérieur de la forêt. L'étude des
vocalisations du cratérope de Príncipe
amène à le rapprocher d'autres timalies, qui
possèdent des chants repris en choeur,
particulièrement les
Kupeornis, qui sont forestiers, et
Ptyrticus
turdinus, une espèce des forêts
sèches et des galeries bordant le grand massif des
forêts humides d'Afrique centrale. Dans l'état
actuel des connaissances sur cet oiseau, il est ici
considéré comme une timalie, ce qui conduit
à privilégier le nom français de
cratérope de Príncipe, et non celui
recommandé par la nouvelle nomenclature francophone
de : gobemouche de Dohrn, ce qui présumerait qu'il
s'agit d'un muscicapidé. |
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La nidification
se déroulerait au moins de juin à septembre.
Le nid est une coupe ouverte construite de feuilles d'herbes
sèches, formant une construction assez fragile. |
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Le Guide des oiseaux de São Tomé et Príncipe Patrice Christy - William Clarke Une publication du programme ECOFAC |