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Les
chants et les appels, si caractéristiques de
l'ambiance sonore des forêts de l'île,
comprennent plusieurs types de sifflements
flûtés. Un double sifflet
(ou - huu) mélodieux, un
hui-yiiooouh prolongé et un chant
en trois notes (hu ou hu, =
ouh hui ouh, =
ouh-wi-yuh vif et gai) rappellent les
chants des loriots d'Afrique centrale. D'autres formes de
chant comprennent un musical
hu - wouh - hu - ouh -
wouh
modulé, aux syllabes bien séparées, et
un ouh-wuh ouh-wuh hou-ouh
plus rapide
et modulé, aux syllabes avalées, la
dernière note plus basse. En chantant, l'oiseau
gonfle les plumes du cou, abaisse légèrement
la tête et étale les rectrices,
dévoilant les taches et marques jaunes de celles-ci.
Lors de conflits territoriaux, deux mâles peuvent
chanter sur le même arbuste du sous-bois, adoptant
cette posture particulière, en se faisant face ou en
se déplaçant de branche en branche tout en
continuant à chanter. Ces différents chants
sont entendus particulièrement en saison des pluies
ou en fin de saison sèche. Lorsque les loriots ne
chantent pas, ils peuvent être alors difficiles
à repérer, mais il n'y a pas vraiment
d'arrêt de la période de chant, comme chez les
coucous, plutôt une baisse de l'activité
vocale. En période de reproduction, ces chants sont
émis à satiété,
particulièrement le matin, dès l'aube (avant 5
h 30), et les différents oiseaux du secteur se
répondent en choeur. Un chanteur émet pendant
plusieurs minutes le même motif, puis en change sans
raison apparente et continue, à nouveau pendant
plusieurs minutes, Les chanteurs proches adoptent
immédiatement le nouveau type de chant et le choeur
reprend avec la répétition de cette
phrase.
La
distribution du loriot comprend toutes les forêts
primaires de plaine du sud-ouest et du centre et les
forêts d'altitude, mais sans dépasser la cote
approximative de 1.500 mètres. On l'a cependant
entendu à Calvario, vers 1.600 mètres, mais
pas au-delà sur le chemin du pic de São
Tomé. Un milieu particulier est constitué par
les galeries étroites de forêt sèche de
la côte nord, près de Lagoa azul, et par le
petit massif de forêt sèche de Morro Peixe. Le
loriot est commun dans toutes les zones de contact entre
forêt primaire et les forêts secondaires issues
de l'abandon de plantations il y a plusieurs
décennies, et sur le contact des vieilles plantations
et des plantations en production où la structure de
la végétation est différente de celle
des forêts primaires: diversité des strates de
végétation, couvert généralement
plus dense et plus épais. Il est ainsi commun sur
toute la bordure nord et est du massif central montagneux,
de Manuel Morais à Bom Sucesso, Zampalma et
Bombaím. En forêt primaire, il occupe surtout
les strates moyennes ou hautes de la
végétation, mais il descend à faible
hauteur, à quelques mètres en sous-bois
ouvert, pour chasser. Sur les lisières des zones
à végétation dense, il peut être
observé jusqu'à moins de deux mètres du
sol. Son régime alimentaire comprend essentiellement
des fruits et des chenilles, et il inspecte alors avec
attention le feuillage, se déplaçant peu,
observant beaucoup.
La période de
reproduction s'étendrait de septembre à
décembre. Des jeunes oiseaux ont été
observés en mars.
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