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ASTRILD ONDULÉ
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L'astrild ondulé appartient à un genre presque endémique à l'Afrique, débordant à peine en Asie où l'astrild d'Arabie occupe le sud-ouest de la péninsule arabe. Les quatorze espèces sont typiquement savanicoles et principalement granivores, vivant depuis les savanes steppiques subdésertiques jusqu'aux grandes clairières de l'Afrique forestière. L'astrild ondulé est l'une des espèces les plus répandues, à l'exception des pays sahéliens et de quelques États de l'Afrique occidentale où il est remplacé par une espèce proche, l'astrild cendré Estrilda troglodytes. La population de São Tomé et de Príncipe avait été décrite par Reichenow en 1904 comme une sous-espèce endémique, sous le nom subspécifique sousae, mais il est désormais admis qu'elle appartient à la sous-espèce angolensis de l'Angola. Comme la plupart des petits granivores de l'archipel, on considère qu'il s'agit d'une espèce introduite d'Angola par les Portugais.
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L'astrild ondulé est d'identification facile. Les adultes se reconnaissent à leur bec rouge orangé, à un sourcil rouge vif, au dessus brun terre nettement mais finement barré de sombre, à la gorge blanchâtre, au dessous beige rosé nettement barré sur les flancs. Le milieu du ventre forme une tache allongée écarlate. Chez certains oiseaux, cette tache dessine comme une trace de sang en son milieu s'éclaircissant ensuite sur les côtés du ventre et de la poitrine. Le dessus de la tête est gris cendré légèrement teinté de brun, la gorge blanchâtre s'étend sur les côtés de la face et du cou sous le sourcil. La queue relativement large à sa base est nettement sombre sur le dessous, de même que les sous-caudales. Toute la moitié basale et la plus grande partie de la queue sont teintées de rouge sombre, seule l'extrémité étant noire. Dans un groupe de ces oiseaux, des individus paraissent plutôt gris, d'autres plutôt brun et fauve chaud : des oiseaux à sourcil rouge vif, à bec rouge orangé vif, montrent la calotte grise, le dos d'un gris plus brun nettement barré, la gorge blanche, toute la poitrine d'un rose intense débordant sur les côtés du cou où cette couleur pâlit, les côtés de la poitrine et les flancs beige rosé barré. D'autres individus à bec rouge sont beaucoup plus bruns, au plumage plus uni, peu ou pas marqué de rosé sur le dessous. Dans les groupes familiaux, on distingue les juvéniles et les immatures à la couleur du bec : bec noir des très jeunes oiseaux, bec rosé des immatures. Un groupe d'astrilds
émet de fréquents cris de contact à
l'envol et durant le vol, sorte de gazouillis nasillard:
tièntièntièntièn (=
tièmp-tièmp-tièmp-tièmp
...). Le
chant de cour émis par le mâle est
également une phrase nasillarde, très
rythmée, en séries plus ou moins longues :
trètrèhièp -
trètrèhièp -
trètrèhièp (=
tchrè-tchrè-hièp -
tchrè-tchrè-hièp -
tchrè-tchrè-hièp, =
tchit-tchit-djuhi, tchit-tchit-djuhi,
tchit-tchit-djuhi, rapide et modulé). |
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Le Guide des oiseaux de São Tomé et Príncipe Patrice Christy - William Clarke Une publication du programme ECOFAC |