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Un consensus satisfaisant pour la réserve de faune de la Lopé au Gabon ou quand chacun fait preuve de bonne volonté pour la conservation des aires protégées La réserve de faune de la Lopé au Gabon se caractérise par la présence de permis d’exploitation forestière à l’intérieur d’une aire protégée. Certains ont été exploités ou sont en cours d’exploitation depuis plusieurs années. Cet état de fait avait, jusqu’à une date récente, peu ému l’opinion publique. Signe que, sous la pression des associations environnentales, les temps changent, la mise en exploitation par la société Leroy-Gabon du lot 32 dans le sud de la réserve de la Lopé a dernièrement été remise en question par l’administration gabonaise. Depuis plusieurs semaines, des négociations étaient en cours afin de trouver une solution pour préserver la réserve sans léser les opérateurs économiques que sont les exploitants forestiers. Lors d’une réunion présidée à Libreville le 11 juillet dernier par le ministre des eaux et forêts, de la pêche, du reboisement, chargé de l’environnement et de la protection de la nature, et réunissant tous les intervenants concernés, tant côté conservation que exploitants forestiers, un compromis a été trouvé qui permet de soustraire l’essentiel du lot 32 (cf tracé rouge sur la carte) - soit 61.000 ha au sud de la réserve de la Lopé - à l’exploitation forestière. Leroy-Gabon ayant, dans l’optique d’un aménagement durable de son unité forestière d’aménagement (UFA) procédé au cours des dernières années à divers investissements (construction d’un pont, inventaires, etc.), souhaitait obtenir compensation du préjudice subi par la non-exploitation du lot 32.
La réserve en revanche s’agrandit sur sa limite sud-ouest d’une zone montagneuse de 318 km2 (zone en vert foncé sur la carte), très riche en biodiversité, prélevée elle sur un permis attribué à la société forestière Bordamur. En résumé, on doit se féliciter d’une décision qui :
En revanche, une superficie au sud-est de la réserve est exclue des limites de l’aire protégée et concédée à Leroy pour l’exploitation forestière. On peut faire penser que, la partie extraite de la réserve et concédée à l’exploitant forestier étant plus importante que la zone récupérée par la réserve, ce sont les exploitants forestiers qui sortent gagnants de cette négociation. De façon très réaliste, il n’en est rien, car cet accord permet de récupérer le lot 32, de définitivement le soustraire dans sa majeure partie à l’exploitation forestière, et donc de redonner à l’aire protégée une superficie qu’elle avait, de fait, perdue par l’octroi de permis d’exploitation forestière. Il est important de souligner dans le traitement de ce dossier :
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